4 sept. 2016

BED AND BREAKFAST COMMON MAN



      La scène dans le noir complet, le son magnifique des chœurs des Beatles en intro : frissons garantis, la classe !
     Madness arrive sur scène et les 6 membres se positionnent alignés, en 3 couples. Si Suggs a sa sempiternelle (et énervante) tenue à rayures, Lee est très élégant, old school ska et Chris porte une tenue rose… unique.
     J’ai aimé cette ouverture avec House of Fun, ça rappelle les concerts de 1983-84 quand ils commençaient avec ce titre.
Suivent les morceaux qui portent vraiment la signature ‘Madness’ : Embarrassement et NW5. The Prince, lui, connut une nouvelle intro : « Toots, he sold the beat ». et, en effet Toots Hibbert revint sur scène pour délivrer quelques-uns de ses gimmicks vocaux qui firent de ce titre live un moment unique. My Girl est souvent introduit par un petite anecdote de Suggs sur son claviériste, mais, là, le chanteur amena sur scène, Pat, la mère de Mike Barson, chez qui, finalement, ce morceau fut créé. Elle fut applaudie comme il se doit.

     
      Les autres classiques bénéficièrent de versions ou d’«accidents» intéressants : par exemple, Bed and Breakfast Man connut une intro inédite, très très belle (due à un souci de Mike ?). Superbe, en tout cas. Wings of a Dove a été bien mieux jouée que lors des dernières années. One Step Beyond commença direct avec le sax, sans aucune intro. Take It or Leave It fit toujours son bel effet, annoncée par la grosse caisse de Woody, l’écho de Suggs et la belle ligne de Mike.
     4 nouveaux titres (figurant sur le prochain album) ont été joués : Herbert, Don’t Leave the Past Behind You, Can’t Touch Us Now et Mr Apples.
En live, Mr Apples et Can’t Touch us Now sont mes préférées.
Mr Apples fut le premier rappel, Lee s’amusa vraiment bien dessus. Belle intro, refrain catchy et titre réellement bien joué live.
Can’t Touch Us Now, vieux morceau de Crunch a été réactualisé par Madness de manière très élégante. Titre super bien arrangé avec un belle progression musicale, une intro intéressante. Encore une fois bien maîtrisé en live et qui a trouvé toute sa place dans le répertoire des Maddies. Ainsi que « Don’t Leave The Past… », bien porté par les cuivres, très très très pop, comme les deux précédents. Enfin, Herbert, qui me fait un peu penser à Mistakes, est porté par l’excellente basse de Bedders, le son de clavier de Mike et la ligne de batterie de Woody ; ce titre gagne à être plus solidement joué en live car il a vraiment un énorme potentiel.

     Chris fit son habituel showtime en chantant Bon Jovi. Qui aurait une riche idée pour élargir son répertoire ? Pourtant, ce moment fait toujours son effet, surtout auprès des journalistes ignorants déroutés qui se posent des questions sur ses prestations. Eh eh eh ! Et, de plus,  il permet d’annoncer une série de classiques et de préparer les fans à un bel exercice physique jusqu’au rappel. Eh eh !
     Côté public : c’est mon quinzième concert de Madness et rien de surprenant. Je sais qu’il faut jouer des coudes pour garder sa place pour danser et qu’on peut se prendre des rasades de bière sur la tête. Bon, Certains cons voulaient toujours passer devant moi, prétextant rejoindre un pote au premier rang. Ah ah ah, risible !  Moi, j’ai fait Madstock 92 au premier rang et on ne me l’a fait pas à l’envers. J’ai bien reçu face à face un «Fuck Off» d’un skin alcoolisé auquel j’ai répondu par un «Come on !». Une petite bousculade qui rentre dans l’ordre avec un bon petit coup de coude….Mais, bien sûr, tout se calma (radicalement) avec It Must Be Love ; quand ton voisin met son bras autour de ton cou et qu’à cinq personnes, on swingue sur ce titre. C’est dingue, la vertu apaisante de ce morceau !!!

    
      La fin sonna avec les dernières notes de sax de Night Boat to Clapham (euh,to Cairo) et la scène complètement envahie. Et, ce magique feu d’artifice… Mais, pour nous, ce fut le moment de lutter pour récupérer un souvenir pour le French-MIS. Au bout de 20 minutes d’attente, d’interpellations et de pressions de la sécurité pour nous faire partir, un roadie (grand merci à lui!!) nous donna une set-list. Encore, merci !
     On ne pouvait quitter brutalement ce parc où Lee Perry, Toots and the Maytals et Madness étaient passés. Alexandre Baillod, fan de la première heure, suisse de son état (non…de son canton), nous avait donné rendez-vous au pied du bus « Gladness » On a donc prolongé, profité de ce moment dans le Clapham parc et fini ce magnifique Bank Holiday dans le très spacieux pub « St-Syndicate » (Clapham Common Station). On a échangé, partagé nos impressions, puis, avec l’arrivée de potes anglais (Vicky, Owen, Mark, Garry, Nick) on a dansé sur de vieux titres ska. Excellente after-party ! Vers 1h30, le bus 88 nous embarqua et, calés à l’étage, pour nous, ce fut le Night Bus to Camdem !
     Merci Madness, merci Clapham Common, merci les fans !
                         A bientôt ! 


                              Emilie et Judge Fredd

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