19 août 2015

Madstock 1992 CD + DVD : An earthquake is erupting...





Bon de précommande magasins PIAS pour la France




Madness : Madstock 1992 CD + DVD (Salvo / Union Square). Date de sortie 25/09/15 en France
Pré-commande ICI



Tremblement de terre à Finsbury Park !!



08 août 1992, Finsbury Park, Londres. Pour la première fois dans l’histoire du Rock, le public (36 000 personnes) présent à un concert provoque en dansant un tremblement de terre de 4,5 sur l’échelle de Richter !



Le premier single et premier tube de Madness, « The Prince » en 1979, composé en hommage au roi du Ska des années 60 Prince Buster (compositeur des titres « One Step Beyond » et « Madness ») commençait par « An earthquake is erupting but not in Orange Street »… Lee Thompson, le sax de Madness n’imaginait surement pas en composant ce morceau que les fans du groupe allaient provoquer le premier tremblement de terre « du Rock » 13 ans après !



Pour bien comprendre l’impact du come-back de Madness du 08 aout 1992, il faut remonter en 1983.



Depuis 5 ans Madness est le groupe le plus populaire en Grande Bretagne, tous ses singles se sont classés dans les meilleures ventes  tout comme ses albums. La première compilation en date, « Complete Madness » est multi disque de platine et son single « Our House » vient de se classer dans le top 5 des ventes aux USA...



Las des tournées, Mike Barson, clavier, fondateur et l’un des principaux compositeurs de la formation quitte le groupe le 21 décembre après l’enregistrement du nouvel album à paraître en 1984, « Keep Moving ».



L’année d’après, c’est le patron de Stiff Records, l’un des plus gros indés anglais qui vend son affaire à Island / Universal. Robinson était le 8ème homme des Maddies, c’est lui qui décidait de la sortie des singles, comme « One Step Beyond » par exemple qui devait être qu’une intro à l’album du même nom d’à peine une minute. Il alla le faire remixer à la dernière minute et le titre deviendra un tube mondial en 1979 et 1980 (près de 1 million de singles vendus en France en 1980).



Madness décidera de monter son propre label, Zarjazz et acheta son back-catalogue à Stiff avec l’aide de Virgin Records.



Malgré un très bon album édité en 1985 chez Virgin, « Mad Not Mad », Madness, sans doute toujours marqué par le départ de Mike Barson, décidera de se séparer en 1986.



La formation de Camden Town, quartier du nord de Londres aura laissé aux années 80 une trace indélébile dans l’univers de la musique. Un savant cocktail de « Nutty Sound » mélangeant le Ska jamaïcain des débuts de la formation à du Pub Rock façon Ian Dury et de la pop inspirée des Kinks et des Beatles.



Malgré sa séparation en 1986, 3 ans avant la fin de la décennie, Madness restera le recordman du nombre de semaines passées dans les hits parades des ventes anglais loin devant Michael Jackson, Madonna ou encore U2.



En 1992, Virgin édite « Divine Madness », une compilation de tous les tubes de Madness. C’est un véritable raz de marée chez les disquaires. Le disque se retrouve N°1 des ventes et disque de platine. 







Le disque tombe à point nommé, quelques mois après le premier album de Blur, et le début de l’ère Britpop , la nouvelle génération de teenagers anglais découvre le Ska revigorant et la pop enjouée des Maddies… Leurs grands frères et leurs parents redécouvrent aussi à leur tour ce fabuleux groupe qui a fait vibrer leur jeunesse…



La pression du public est forte, très forte pour que Madness remonte sur scène.



Sous l’influence que Carl « Chas Smash » Smith (trompette / chant / chœurs) qui travaillait alors pour le label Go ! Disc et qui avait bien entendu le message des professionnels et du grand public,  et de Suggs (le chanteur légendaire) qui disait que le groupe avait dormi sur « ses trésors » (ses chansons) depuis bien trop longtemps, le groupe décide de remonter sur scène pour une date unique appelée Madstock à Finsbury Park (Londres). Une journée en plein air, avec des stands, de nombreux artistes invités et en clou du spectacle, les 7 nutty boys enfin réunis sur scène.



Les places se vendront comme des petits pains et ce n’est pas une date mais deux que le groupe allait donner à Londres devant plus de 72 000  personnes les 8 et 9 août 1992.





A l’entrée du groupe sur scène, l’émotion est palpable… Le groupe est ému, les fans en véritable transe… On ressent dans l’air cette émotion énorme, une sorte de communion où le public et le groupe ne font qu’un, un peu comme quand un couple d’amoureux se retrouve après de longs mois de séparation…



Chas Smash entame l’intro de « One Step Beyond », Lee Thompson souffle dans son saxo et là, tout le monde se met à danser comme un seul homme et déclenche le fameux tremblement de terre… plusieurs immeubles seront évacués aux alentours du concert… Mais pas blessés et pas de dégâts… Seule une petite frayeur dans cet élan de bonheur !



Madness est en grande forme et joue la plupart de ses tubes repris en chœur par le public : « Embarrassment », « Our House », « Bayggy Trousers », ou encore « Night Boat To Cairo » , mais aussi de nombreux extraits d’albums comme « Close Escape » ou « Razor Blade Alley ». Seul inédit des deux soirées, une reprise de « The Harder They Come » de Jimmy Cliff.



La magie de Madness est restée intacte. On retrouve de nouveau le gang des années 80 qui savait par ses chansons botter le c.. à la classe politique pro-Thatcher, parler du racisme sur des sonorités soul (Embarrassment), prôner la paix sur des rythmes caribéens (« Wings Of A Dove »), aborder le thème de l’achat du premier préservatif sur un tempo chaloupé (« House Of Fun »), évoquer la dépression (« Grey Day »), les souvenirs d’école (« Baggy Trousers ») ou encore l’amour contrarié ou non (« My Girl », « It Must Be love »)… 







Il manquait à la discographie des années 80 de Madness un album officiel en concert… Ce sera « Madstock avec 2 ans de retard (par rapport à la décennie…). «Madstock » met en valeur la richesse musicale de Suggs et sa bande… Bien loin du cliché Ska estampillé par les médias, Madness se révèle être un groupe sachant puiser dans le meilleur de ses influences afin de créer un style unique et varié en même temps. C’est ce qui a été toute la force du groupe durant les eighties, sortir 23 singles en 7 ans sans jamais se répéter musicalement, sans jamais lasser les fans et le public…


A noter que le groupe c’est concentré sur la période 1979/1983 pour sa track-list et qu’aucun titre des deux derniers albums (Keep Moving et Mad Not Mad)  n’ont été joués ces deux soirs là.



Prince Buster fut invité à rejoindre le groupe sur scène lors de ce Madstock mais hélas sa prestation avec les Maddies reste inédite à ce jour.





La version originale de « Madstock » est paru le 02 novembre 1992 chez Go ! Disc. Le disque s’est classé N° 22 dans les hits anglais alors que le single « The Harder they Come » se classa numéro 44. Notons que « Madstock » est le premier disque officiel du groupe en concert !





Une première version en format DVD est parue en 2011 dans le coffret « A Guided Tour Of Madness » (Union Square Music)





Cette édition 2015 CD plus DVD collector offre le concert complet en version DVD. La version CD comporte 4 titres supplémentaires ne figurant pas sur le CD original de 1992.



3 de ces 4 morceaux avaient été édités à l’époque sur un des deux CD singles 4 titres collector « The Harder They Come » (GODCD 93, PolyGram ‎– 869 981-2).



« Razor Blade Alley » apparait pour la première fois en version CD. La totalité des titres du DVD ne sont hélas pas présents sur le cd faute de place. Il est fort dommage pour cette édition collector ultime que la maison de disque n'ait pas mis ce concert sur 2 CD afin que la boucle soit bouclée !!

 Quant aux morceaux joués avec Prince Buster jamais édités comme signalé plus haut, est-ce qu'ils ont été vraiment enregistrés ? Et si oui, est-ce pour des problèmes de droits qu'il ne sont jamais parus ?



Cette édition collector nous offre tout de même une bonne occasion de revivre Madstock 1992, le concert de Madness le plus intense jamais filmé à ce jour !



La qualité du CD est magnifique au niveau du son ! Dommage qu'une édition en 2 CD avec le concert complet n'ait pas vu le jour...

Quant au DVD... Quelle déception ! La qualité vidéo est passable sans plus... et pas de bonus... Rien du tout ! On aurait aimé y voir le clip de "The Harder They Come" ou encore le passage du même morceau à Moscou dans l'émission Top Of The Pops"... Dommage











Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire